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Un condamné à mort Fiction
1956. |
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GENERIQUE
réalisation,
scénario Robert Bresson, d'après le récit d'André
Devigny
image Léonce-Henri Burel
son Pierre André Bertrand
montage Raymond Lamy
production Gaumont/Nouvelles Editions de Films
interprétation François Leterrier, Charles Le Clainche,
Roland Monod
Comment - à force d'obstination, d'observation et de prudence - un résistant condamné à mort, parvient à s'échapper du fort de Montluc, près de Lyon.
Toute attitude, tout geste, tout mouvement des personnages de Bresson renvoient toujours à la fascination. C'est elle qui provoque leur survie, leur libération ou leur total anéantissement. Et la fascination est ici indissociable de la matière. Si Fontaine parvient à s'évader de la prison, c'est que la matière qui l'environne atteint avec la marche du film une pureté suprême et ne s'oppose plus à lui. Ainsi, Un condamné à mort s'est échappé est en quelque sorte l'histoire de cet échange entre l'homme et une planche de porte, une cuillère cassée et une couverture.
La prison est, par nécessité, une école de l'économie des moyens et de l'attention aux signes. Pour Fontaine, le monde extérieur n'est plus qu'un ensemble de bruits confus : coups de feu, rumeurs, échos... tels sont les composants essentiels du cinéma de Bresson où la prédominance des sons l'emporte sur le visuel.<< Lorsqu'un son peut remplacer une image, supprimer l'image ou la neutraliser, l'oreille va davantage vers le dedans, l'il vers le dehors. >>
ROBERT BRESSON.
FILMOGRAPHIE
Les
anges du péché (1943)
Les dames du bois de Boulogne (1944/45)
Le journal d'un curé de campagne (l945)
Pickpocket (1959)
Procès de Jeanne d'Arc (1961)
Au hasard Balthazar (1966)
Mouchette (1967)
Une femme douce (1969)
Quatre nuits d'un rêveur (1971)
Lancelot du Lac (1974)
Le diable probablement (1977)
L'Argent (1983)