« Résistances »


Texte de
Rolande Trempé


La variété des films projetés au Festival met en évidence combien la résistance en France, sous l'occupation allemande était plurielle, ses forme d'expression diverses et son enracinement réel dans l'histoire du pays.

La constitution de groupes de Francs-Tireurs et l'engagement des étrangers dans la lutte clandestine le prouvent (guérilleros - FTP - M.O.I. notamment).

La France vaincue de 1940 suivait ainsi l'exemple donné en 1870. Après la débâcle de l'armée impériale et l'occupation de l'Est de la France, il se constitua des groupes de Francs-Tireurs (bataillon des F.T. de Marseille, bataillons basques et béarnais et de l'Aveyron) et de nombreux étrangers s'engagèrent dans l' <<armée>> de Garibaldi composée surtout d'italiens, de Polonais, mais aussi d'Espagnols et même d'Américains et d'Anglais... Déjà !

Francs-Tireurs et garibaldiens se battaient au nom de la République. Ceux de 1940-45 s'inscrivaient dans la même tradition de liberté et d'indépendance...

La harangue du capitaine Dubuc aux Francs-Tireurs du Gers à Auch mérite d'être rappelé :

<<Francs-Tireurs,
Nous vous voyons partir avec orgueil.
Nous comptons sur votre courage, sur votre foi républicaine.
Nous sommes certains que, dans le salut de la Patrie, vous aurez votre part de gloire.

Enfants de la France, Francs-Tireurs du Gers, vous aurez aidé à chasser l'étranger et à affermir la République.
Soldats de Garibaldi, vous aurez l'insigne honneur de compter parmi les fondateurs de la République universelle.

Vivent les Francs-Tireurs ! Vive la République. >>


Rolande Trempé
Professeur d'histoire à l'Université de Toulouse le Mirail, Résistante.